« Près de 46% des personnes ont frappé à la porte du CPAS » : la réforme du chômage met le CPAS de Péruwelz sous pression
Depuis la réforme du chômage, davantage de personnes se sont tournées vers le service, et les finances sont directement impactées. Pour en parler, la présidente du CPAS de Péruwelz, Christelle Durieux (PS) était l’invitée de Politiquement (In)correct cette semaine.
Limiter les allocations de chômage à deux ans : voilà la réforme du gouvernement fédéral mise en place depuis le début de cette année. Beaucoup s'en doutaient, cette réforme a conduit les personnes qui ont perdu leurs allocations à se tourner vers les CPAS. Une transition qui n'a pas échappé à Péruwelz. La situation avait été anticipée, mais pas son ampleur. Alors que la présidente tablait, avant la réforme, sur une proportion d'un tiers de personnes concernées qui se tournent vers le CPAS, c'est finalement bien plus : "Nous sommes à près de 46% de personnes qui ont frappé à la porte du CPAS, ce qui induit que nous avons un nombre de dossiers très important", estime Christelle Durieux.
Une situation suffisamment anticipée ?
Si les chiffres ont donc été sous-estimés, la situation avait-elle été suffisamment anticipée ? Dans de nombreuses communes, on a engagé davantage pour répondre aux besoins. À Péruwelz aussi. Deux assistants sociaux ont été engagés. Un renfort qui reste toutefois limité à l'accueil et au traitement des premières demandes. Les autres missions, notamment la réinsertion professionnelle et les services de soutien, n'ont pas pu être renforcées.
Une situation financière en suspens
Cette réforme a donc un impact financier direct sur les comptes des CPAS. À Péruwelz, le budget 2026 devrait pouvoir être bouclé sans difficulté majeure. Le CPAS avait prévu une marge suffisante pour faire face à cette vague de nouvelles demandes. Mais la suite reste incertaine : "On n'est pas à l'abri de nouvelles surprises de la part du gouvernement". La crainte est alors de devoir revoir certaines missions ou certains services pour continuer à financer l'aide sociale.
Pour la présidente du CPAS, l'objectif reste néanmoins de préserver l'ensemble des services proposés à la population.
"La volonté que nous avons, c'est de pouvoir continuer à donner les services qu'offre le CPAS, et ils sont multiples".
Vous pouvez (re)voir en intégralité l'émission Politiquement (In)correct avec Christelle Durieux ci-dessous.
L.L.